30 juin 2007
Achats titouanesques
Comme le prochain mois sera consacré prioritairement à la couture, j'ai fait quelques emplettes au Marché St Pierre et c'était quelques heures avant de connaître l'arrivée du divin enfant.
Les lins :
Les voiles de coton et du jersey de soie (magnifique !) :
Du coton et soie : une merveille de douceur et de fluidité :
Du chintz de coton :
Pour moi, j'ai craqué pour ce tissu d'ameublement destiné à recouvrir mon canapé, un peu (franchement même) défraîchi :
J'ai aussi trouvé des patrons adorables :

Sont pas mignons ? J'ai beaucoup aimé le style et les postures, très réussis.
Et comme j'étais dans le quartier, j'ai fait un saut chez Bergère de France dans le 18e. Je redoute toujours d'y aller car je fais 3 fois le tour de Montmartre avant de trouver le bon chemin.


D'ailleurs, je me suis un peu énervée. J'ai galéré pour trouver le magasin. A 14h15, enfin je suis devant et là, je lis les nouveaux horaires : ça ferme à 13h et ça ouvre à 15h, tout ça sous une pluie battante. Grrrr !
Je regarde un peu la vitrine et que vois-je ? 2 paires de chaussons extraits du livre "Chaussons pour bébé" de Cendrine Armani, vendus au prix de 20e pièce ! Non mais je rêve ou quoi ?
Une commerçante n'est-elle pas au courant qu'on ne peut pas vendre des modèles dont on n'a pas les droits de création ? A moins de verser des royalties à l'auteur ?
Tout ça pour parachever mon énervement !
Gonflée la commerçante ! A titre indicatif, le petit livre de Cendrine est vendu à 6,90e pour une vingtaine de modèles à crocheter, absolument charmants.
Bon, on va dire que je n'ai rien vu. Et puis entre-temps, j'ai appris la bonne nouvelle :-) Ca m'a calmée.
Bon, ben yapluka !
Au menu : Titouan-sarouel et Titouan-tunisienne.
28 juin 2007
Retour à l'école
Bonjour les filles.
Me suis couchée tôt, donc je me lève tôt aussi.
Une bafouille pour vous dire que je serai moins présente dans le mois qui vient. J'aurais une excellente excuse. Je tricoterai moins. Logique ! :-)
Je vais suivre une formation intensive d'un mois, à partir du lundi 2 juillet, à raison de 32h par semaine, à Esmod Paris, en stylisme et en modélisme.
Retour donc aux premières amours : la couture.
Mais pas d'inquiétude, mon blog ne sera pas mort pour autant. Si mes impressions d'élève vous intéressent, je vous en causerai.
05 novembre 2006
Promenade dans le passé
Puisque Rachel le désirait et que Nansou est fascinée, je vous propose une petite visite dans le passé avec le seul vestige qui me reste de mes aventures de costumière amatrice.
Je vous propose 2 bonds en arrière. L'un en décembre 2004 jusqu'à janvier 2005 qui correspond à la période de création : Imaginez une femme, moi, entrain de travailler 12h par jour minimum durant 1 mois entier à réaliser une robe de théâtre du XVIIIe siècle avec pour seul élément une reproduction d'un tableau Quentin de la Tour dépeignant La Marquise de Pompadour. L'autre bond nous plonge en 1754, date du portrait de la Marquise qui me servit de modèle :
J'ai donc choisi un tissu de type jacquard, magnifique, qui avait la particularité d'être utilisable en recto et en verso :
Pour le jupon, la jupe et le corset : 18 mètres ! Plus le tulle de renfort, les entoilages, les doublures. Une folie !
Je vous présente Madame avec son corset et sa jupe, fendue devant, sans son jupon. La robe entière pèse près de 5 kilos.
Le corset en détail : des frous-frous devant, le parfait contentement de son petit nom : une succession de noeuds en dentelle avec des motifs filigranes en métal sur lesquels j'ai collé des strass swarovski. Je me souviens que la couture de la jupe plissée au corset m'a coûté plusieurs aiguilles de machine cassées. J'ai dû réaliser tout à la main. L'épaisseur à traverser était d'environ 1 cm. Aïe !
Une vue de dos.
Une vue détaillée. Le laçage est remplacé par une fermeture zippée, car dans le théâtre, rares sont les comédiennes qui bénéficient d'une aide pour l'habillage. Très souvent, dans le théâtre privé, elles doivent elles-mêmes se changer, et le plus rapidement possible, svp ! Donc, ce zip, pas très aristocratique, mais ô combien simplissime. J'ai chronométré : moins d'une minute pour enfiler la robe et son jupon ! Yeh !
Une manche en pagode avec 3 étages : un en tissu, 2 en dentelle.
Le corset vue de l'intérieur : entièrement doublé pour le confort. Plusieurs épaisseurs : au moins 4 pour obtenir cette finition-là. Je ne parle pas de la pointe du corset en arrondi où j'ai dû creuser ma cervelle pour éviter qu'elle ne rebique : une baleine de soutien à gorge.
Et le jupon dans le verso du tissu. Les plis ont été réalisés à la main, un par un. Ca ne passait pas sous le pied de la machine à coudre.
Détail du jupon. Il est doublé de tulle rigide pour obtenir un certain gonflant. Car je n'avais pas le temps matériel de réaliser les paniers : ce sont des coques rigides qui relèvent les pans de la robe sur les côtés. Le problème est que la comédienne ne peut plus s'asseoir après !
Je passerai sous silence le coût des fournitures de cette robe, ce serait indécent de l'évoquer.
Mais il ne faut pas croire que c'est plaisant à porter. La correspondance entre Montherlant et sa soeur laisse apparaître que celle-ci se plaignait des blessures infligées par son corset au niveau des côtes.
Alors même si ces robes peuvent laisser rêveuses, réjouissons-nous d'être affranchies d'en porter et vive le soutien à gorge et les tenues décontractées :o)
04 novembre 2006
Un peu de couture ?
Le pull Kimono avance bien. J'ai commencé la partie droite et j'en suis à une vingtaine de rangs déjà.
Mais je ne vais pas remontrer les mêmes photos.
Une seule angoisse. J'ai pris les dernières pichenette bleu glacier et il va sûrement m'en manquer et malheureusement, le stand Plassard n'a toujours pas été livré. Sniff.
Je ne sais pas que tricoter, je sais coudre aussi. Et ma spécialité c'est tout ce qui tourne autour du corset.
J'adore.
Je n'ai malheureusement pas la place chez moi pour déballer mes 3 machines à coudre.
C'est une vraie galère pour s'adonner à la couture dans mon petit appartement.
Alors aujourd'hui, je suis allée chez Matière Active dans le 18e : une sorte de boutique-atelier, découvert sur le Salon de Marie-Claire Idées. Ils accueillent les Sans Atelier Fixe comme moi :-)
Chez elles, j'ai donc réalisé en atelier une ceinture corsetée en 4h. Elle n'est pas tout à fait terminée :
Outre l'avantage d'avoir de la place pour coudre, ils ont une presse à oeillets. Car je peux vous dire que les petits ustensiles vendus dans le commerce, et bien ça marche pô ! Les oeillets ne tiennent pas ou bien déchirent le tissu. Alors qu'avec une véritable presse à oeillet, le résultat est impeccable :
Réalisée dans de la soie sauvage à couleur changeante. Une photo de l'envers ?
Triple épaisseur pour que la ceinture ait de la tenue : de l'entoilage pour le tissu (qu'on ne voit pas ici) et de la toile à corset, impossible à trouver, paraît-il ?! J'ignorais. D'habitude, je me fournis chez Alysse Creations pour tout le matériel de corseterie. J'irais vérifier.
Il ne manque plus qu'à apposer le ruban biais, que je n'ai pas trouver encore. Rien chez Bouchara. J'attendrai lundi pour aller chez Mokuba. Na !
En attendant, j'ai trouvé une nouvelle marque de laines fantaisies chez Bouchara :





















